Bavante à la Ratissières...
Ce dimanche 28 janvier, météo-france nous annonce enfin une journée d'hiver, c'est à dire froide et ensoleillée. La veille, avec Bernard, on ne savait pas trop où allé ; la neige est tombée cette semaine, mais en dessous de 1400 mètres, c'est encore bien pauvre. Au début je m'orientais sur le Rognolet (Lauzière), mais l'Epaisseur (Arves) attire plus Bernard. Quoi qu'il en soit on se donne rendez-vous à 08h00 à Bourgoin, et on se décidera sur l'autoroute.
Du coup on est tous les deux sur le parking à 07h30 ! Après avoir tout mis dans la bagnole, on enquille l'autoroute, et blablabla, et reblablabla, on arrive vite à l'échangeur Vanoise/Maurienne, il faut choisir. Comme le départ se fait d'un peu plus haut pour l'Epaisseur, on opte pour la Maurienne. Comme d'habitude personne sur la route, à croire que la Maurienne n'attire pas les touristes...tant mieux pour nous !

L'objectif du jour, est au second plan
D'entrée, Bernard attaque plutôt fort (env 720 m/h) ! Je suis (du moins au début), mais je me dis que faire 1200 m comme ça, je risque de couler une bielle ! Fait pas bon vieillir !! Heureusement le rythme redevient un peu plus cool après la partie boisée.
Au lieu d'aller directement à l'aiguille de l'Epaisseur, on choisit l'option soleil par la Pointe des Ratissières (voir topo). Autant le fond du vallon est glacial, autant le soleil est vif en montant à la Ratissières. Crème et lunettes sont obligatoires, on va se plaindre, mais quand même, quelle chaleur !

Ombre et lumière (ou plutôt frigo et four!)
Visiblement beaucoup de personnes ont choisi notre option aujourd'hui, car il y a au moins une douzaine de personnes sur l'itinéraire. On en double quelques uns...mais que c'est dur bordel ! J'ai vraiment pas la forme, je n'arrive pas garder une cadence... C'est clair que pour moi, la Pointe des Ratissières sera mon terminus, je ne me vois pas faire la descente, puis remonter sur l'Epaisseur. Je suis cuit.
Je gagne le sommet en soufflant comme une vache, je n'arrive même pas à m'alimenter. Je suis écoeuré, au sens propre, comme au figuré. Il faut absolument que je reprenne un entrainement de fond (course à pieds où vélo).

Enfin le sommet, 2865 m.
Quoi qu'il en soit, on profite du panorama (ici)un petit moment (pas un pet de nuages), et attaque la descente. La neige alterne de poudreuse, croûtée, ou transformée. C'est pas désagréable dans l'ensemble, seuls quelques rochers affleurent.

Depuis le sommet, vu sur les Cerces.